
Association Michel
3 Rue de Furnes, 59140 Dunkerque
Voir la fiche complèteTous contribuent à améliorer l'état de santé de la population grâce à leurs compétences et leurs spécialités.
Centrée sur l'action collective de prévention et ses acteurs, ce "Qui fait quoi" vous donnera également les premières informations utiles pour se repérer parmi les acteurs de l'addictologie sur le territoire Flandre Maritime.
A chacun son besoin 😉.

Au début des années 2000, les notions d’« alcoolisme » et de « toxicomanie » ont progressivement laissé leur place à celle d’« addiction ». Les CSST (Centre de Soins Spécialisés aux Toxicomanes) et les CCAA (Centre de Cure Ambulatoire en Alcoologie) sont devenus des CSAPA : Centre de Soins, d'Accompagnement et de Prévention en Addictologie.
On entend par addiction l’émergence d’un phénomène issu de multiples facteurs, à la fois médicaux, psychologiques et sociaux, impliquant la perte de maîtrise de l’usage d’un produit ou d’un comportement. La liste des substances psychoactives concernées est longue (tabac, alcool, certains médicaments, cannabis, produits de synthèse, héroïne, cocaïne, amphétamines, etc.), la liste des comportements à risques d'addiction le devient (jeux vidéos, jeux d'argent et de hasard, pratiques sexuelles, exercice physique, activités accessibles par internet, etc.).
Dès 1970, le modèle biopsychosocial donne pour la première fois un rôle explicatif déterminant au contexte socioculturel; il n’a plus été remis en cause depuis. Selon les auteur·e·s, leurs points de vue et leurs méthodologies, l’accent est mis plutôt sur l’un ou l’autre des aspects du modèle, appelé également « Produit, Individu et Environnement ».
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Sur la base de ce modèle, Jean-Pierre Couteron (psychologue, notamment ancien président de la Fédération Addiction) développe le concept de « société addictogène » à la fin des années 2000 et met l’accent sur l’importance du contexte socioculturel et économique, pour sortir de la vision portant uniquement sur l'individu et la substance. La société addictogène se caractérise par une culture de l’excès, de l’accélération, de la consommation et de l’instantanéité qui habitue depuis l’enfance les jeunes à des réponses immédiates et intenses, similaires à celles qu’apportent les substances. Elle banalise l’expérience addictive avant même que n’aient lieu les premières expériences avec les substances (voir l’interview de Jean-Pierre Couteron).
Selon Michel Reynaud, le DSM-5 a apporté une approche dimensionnelle, c’est-à-dire que le sujet présente une addiction plus ou moins grave selon le nombre de symptômes présentés dans une liste de 11 éléments regroupant l’abus et la dépendance. Cette évolution du concept d’addiction a des conséquences sur les prises en charge addictologiques.
En amont de l'addiction, on trouvera la notion de troubles liés à l'usage d’une substance, incluant différents stades de sévérité, qui se caractérise par 4 grands types de symptômes :
une tolérance ou la survenue d’un syndrome de sevrage à l’arrêt, lés à l’effet physiologique du produit. Le DSM-5 fournit un ensemble de critères permettant d’évaluer la présence de ces symptômes.
Source OFDT sur trouble de l'usage et critères de l'addiction
De manière caricaturale, on peut dire que la prévention est destinée à un public qui va bien / relativement bien, puisqu'il s'agit d'éviter des vulnérabilités, l'apparition de la maladie ou son aggravation. En complémentarité, le soin est dédié à des personnes en souffrance / malades et se prodigue de multiples façons également.
La prévention des conduites addictives a plusieurs objectifs: informer/sensibiliser, faire réfléchir/éveiller les consciences, changer/réduire des comportements dommageables pour la santé, par rapport à des facteurs de risques de conduites addictives ou d’addiction.
C'est donc le choix de l'objectif selon le public visé qui va déterminer le type d'action à mettre en place et les acteurs à solliciter, pour ensemble décider des modalités d'intervention les plus pertinentes et efficientes. Cette page peut vous aider à solliciter les acteurs locaux les plus adaptés aux besoins des publics.
La prévention est dite :
Cette prévention en direction des personnes est complémentaire d'actions qui visent des déterminants de santé tels que :
la qualité des milieux de vie (climat familial, type d'habitat, organisation du travail,...)
celle de l'environnement global (politiques publiques, disponibilité des services de santé, situation du marché du travail,...).
Cette partie est l'objet de travail d'instances de coordination issues des collectivités territoriales et de l'État.
La prévention comprend ainsi plusieurs niveaux d'intervention, que l'on peut "découper" en fonction des publics. Sur un territoire donné, pour améliorer l'état de santé d'une population, il faut une action multicanale qui associe la prévention, le soin et l'action sur les déterminants de santé.
Une stratégie territoriale s'appuie sur le concept d'universalisme proportionné: viser exclusivement le public le plus vulnérable, le plus défavorisé, ne réduira pas suffisamment les inégalités de santé. Pour aplanir la pente du gradient social, les actions doivent s'adapter aux besoins des personnes.
A chacun son besoin 😉.
Une action collective de prévention des conduites addictives est une intervention menée auprès d’un groupe de personnes (élèves, étudiants, salariés, parents, habitants d’un quartier, etc.) pour éviter ou réduire les comportements addictifs : consommation d'alcool, tabac, cannabis, autres drogues, jeux vidéos, jeux de hasard et d'argent, etc.
Une action collective de prévention peut prendre différentes formes : un forum, une intervention en classe/en groupe, une sensibilisation/formation des professionnels, une campagne de sensibilisation, un atelier d'une ou plusieurs séances, un débat, du théâtre-forum, etc. sont autant de formes différentes qui auront un objectif spécifique, des conditions d'interventions différentes, des résultats différents.
" Par exemple :
Contactez les structures pour accompagner vos réflexions
Addiction France_Guide repères prévention_2015
HAS_CSAPA_Recommandation de bonnes pratiques_2019
La prévention des addictions désigne l'ensemble des interventions et des mesures individuelles et collectives ayant pour but d'empêcher ou de réduire, au sein d'une population donnée, les conduites addictives à risque ou nocives et leur transition vers l'addiction. Selon les conduites et les publics considérés, elle repose sur des stratégies visant à (cf 13) :
dissuader ou retarder l'entrée dans l'usage
développer les capacités de chacun à faire des choix favorables à sa santé
accroître les capacités de changement de comportement
favoriser le rétablissement des personnes après un épisode d'usage dommageable ou de dépendance
En matière d'addictions, on distingue différentes formes de prévention selon la probabilité de rencontrer la conduite visée au sein du public destinataire de l'intervention. Ainsi (cf 14) :
la prévention universelle s'adresse à une population dans son ensemble. Les niveaux d'usage et facteurs de risque individuels ne sont pas connus ou recherchés. Chacun des membres de cette population est considéré comme encourant un risque équivalent (exemples d'intervention : campagne de communication grand public, taxation des produits du tabac, interventions en classe…)
la prévention sélective s'adresse à des sous-groupes d'une population considérés comme significativement plus à risque d'entrer dans un usage problématique, immédiatement ou au cours de la vie, en raison de caractéristiques socio-démographiques, psychosociales, environnementales ou familiales connues pour accroître le degré de vulnérabilité (exemples : intervention auprès de jeunes en situation de décrochage scolaire, interventions auprès des enfants de personnes ayant une dépendance à une substance psychoactive, campagne "zéro alcool pendant la grossesse", intervention en milieu festif…)
la prévention indiquée (ou ciblée) s'adresse à des personnes présentant des facteurs de risque individuels fortement corrélés à l'entrée dans l'usage problématique, voire présentant les premiers signes d'un usage dommageable sans répondre aux critères de l'addiction (exemples d'interventions : intervention brève auprès des buveurs excessifs, intervention auprès de personnes ayant vécu un psycho-traumatisme, stages de sensibilisation aux dangers liés aux substances psychoactives…)
Chacune de ces formes de prévention peut emprunter des stratégies d'ordre (cf 15) :
informationnel, c'est-à-dire visant à augmenter ou améliorer les connaissances des personnes (affichages, distribution de dépliants, séances d'information…)
développemental (ou éducatif), c'est-à-dire visant à développer les compétences des personnes (programme de développement des compétences psychosociales, formation des professionnels, soutien à la fonction parentale…)
environnemental, c'est-à-dire visant à modifier le contexte physique et/ou social dans lequel les conduites addictives prennent place (taxation, restriction de la disponibilité des produits dans l'environnement, amélioration des conditions de travail, amélioration du climat scolaire…)
13 Définition proposée par l’International Harm Reduction Association (IHRA)
14 Article L. 1110-1 du Code de la santé publique : « Le droit fondamental à la protection de la santé doit être mis en œuvre par tous moyens disponibles au bénéfice de toute personne. Les professionnels, les établissements et réseaux de santé, les organismes d'assurance maladie ou tous autres organismes participant à la prévention et aux soins, et les autorités sanitaires contribuent, avec les usagers, à développer la prévention, garantir l'égal accès de chaque personne aux soins nécessités par son état de santé et assurer la continuité des soins et la meilleure sécurité sanitaire possible ».
15 Préambule de la constitution de l’Organisation mondiale de la santé (1946) : « La possession du meilleur état de santé qu’il est capable d’atteindre constitue l’un des droits fondamentaux de tout être humain, quelles que soient sa race, sa religion, ses opinions politiques, sa condition économique et sociale »
La prévention des addictions et la réduction des risques et des dommages dans les CSAPA HAS / DIQASM
* La Consultation Jeunes Consommateurs de l'association Michel est un service agréé par l'ARS qui a une partie de son activité dédiée à l'action collective.
* L'Espace Santé du Littoral intervient et / ou tient à votre disposition un centre de ressources avec de nombreux outils pédagogiques et services.
* Le Groupe Pascal vous accueille et prépare avec vous l'intervention ou la co-animation de l'action de prévention.
* Le SPS Flandre Maritime, Service Prévention Santé du Département du Nord, a une partie de son activité dédiée à la prévention en collectif (publics spécifiques : allocataires du RSA, publics vulnérables,...).
* Pour un projet d'envergure avec une recherche de financement dédié, des structures départementales ou régionales peuvent être sollicitées pour apporter une aide méthodologique : suivez les liens vers les structures
Tous sont des acteurs incontournables de la prévention, pour leur public, pour des interventions, pour communiquer, pour mobiliser, pour relayer : contactez-les !
En complément des médecins, les infirmiers, les masseurs kinésithérapeutes, les sages-femmes, les chirurgiens-dentistes et les médecins du travail peuvent aussi prescrire des substituts nicotiniques. Ainsi, les professionnels de santé libéraux, les centres de soins infirmiers, les centres de santé, les MSP peuvent peut-être s'associer à votre action collective liée au tabagisme. Contactez-les !
Vous pouvez contacter le CAARUD (Centre d'Accueil et d'Accompagnement à la Réduction des Risques pour Usagers de Drogues) de l'association Michel.
Plusieurs services sont également réunis sous le nom de Groupe d'intervention en milieu festif (stands au carnaval par exemple) ; vous pouvez contacter l'ESL.
Le lien est possible avec les collectivités et les CPTS. Par exemple via des distributions de kits prévention Prévention des risques festifs - CPTS Bourbourg Bergues Hondschoote.
Si vous travaillez avec un public spécifique ou un sous-thème de la prévention en addictologie :
vous pouvez contacter les structures locales, elles sauront s'adapter et / ou travailler en concertation / collaboration avec d'autres acteurs spécialisés : réseau PMI / maternité ; réseau précarité ; etc.
Les associations qui proposent des activités éducatives complémentaires aux enseignements dans le respect des projets d'école et d'établissement peuvent demander l'agrément du ministère chargé de l'Éducation nationale :
Les outils au service de la relation d'aide en addictologie sont variés : du conseil ponctuel à l'accompagnement au long court, en passant par l'écoute, le RPIB, l'entretien motivationnel, le groupe de paroles, la prise en charge globale médicopsychosociale, etc.
A chacun son besoin 😉.
REDACTION EN COURS
REDACTION EN COURS, en cette rentrée 2026 sur le territoire Flandre Maritime, l'organisation des soins addicto est en évolution.
Le numéro unique de la filière addictologie 03.28.28.01.40 pour la prise en soins des patients :
Plateforme commune à la filière d’addictologie Hôpital Maritime de Zuydcoote, Polyclinique de Grande-Synthe, Centre Hospitalier Alexandra Lepève, Association Michel

Si le patient est suivi, le serveur vocal oriente dans la structure de soins concernée
Si le patient est nouveau, une secrétaire oriente le patient en fonction de sa demande
Extrait d'un article "[...] C’est précisément l’objectif porté par Généralistes & Addictions Hauts-de-France : soutenir les professionnels de proximité, faciliter les liens avec les acteurs spécialisés, développer des espaces d’échanges comme les Intervisions, et proposer des ressources concrètes pour que chacun puisse prendre sa part dans l’accompagnement des conduites addictives. La ville n’est pas un simple « avant-CSAPA ». Le CSAPA n’est pas une « fin de parcours ». Entre les deux, il existe un espace de coopération à organiser, à outiller et à faire vivre. Rendre cette coopération plus lisible, c’est déjà améliorer les parcours." Lire l'article complet
Ici : Des outils et affiches à télécharger

RÉDACTION EN COURS
L’entourage d’une personne en difficulté avec ses conduites addictives est reçu comme tout usager accueilli en structure d’accueil, d’accompagnement et de soins. La personne de l’entourage (conjoint, famille, collègue…) qui franchit la porte d’un établissement d’accompagnement en addictologie révèle parfois une longue période de difficultés tues. Généralement, la personne de l’entourage masque son propre besoin d’aide ou d’accompagnement, qu’elle n’est pas encore en mesure de formuler, par une primo-demande de soutien pour « l’autre », celui qui a un problème avec ses conduites addictives.
L'aider, c'est notamment l'accompagner dans sa compréhension de ce qu'elle vit et de ce que vit une personne en souffrance avec des conduites addictives.
Qu’elle que soit la position de cette personne de l’entourage, la démarche qu’elle accomplit doit être considérée avec la plus grande attention car l’implication des familles, des proches auprès des usagers constitue un facteur de réussite de l’accompagnement et des soins : des proches informés et sensibilisés, écoutés, peuvent soutenir la personne accompagnée dans sa démarche de changement.
Selon les attentes de la personne, il convient d’assurer :

3 Rue de Furnes, 59140 Dunkerque
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2 Rue Saint Gilles, 59140 Dunkerque
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28bis Rue Aupick, 59820 Gravelines
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130 Avenue Louis Herbeaux (Dunkerque), 59240 Dunkerque
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Boulevard Vancauwenberghe, 59123 Zuydcoote
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Avenue de la Polyclinique, 59760 Grande-Synthe
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4 Rue Monseigneur Marquis, 59140 Dunkerque
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28bis Rue Aupick, 59820 Gravelines
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