Qui fait quoi de la prévention en addictologie ?

Ce "qui fait quoi" est une aide à destination des professionnels pour la mise en place des actions collectives de prévention en addictologie.

L'addictologie est un domaine complexe qui concerne de nombreux acteurs issus du secteur sanitaire, médico-social, social, éducatif

  • en établissement ou en ville

  • tant en prévention qu'en soin

  • en individuel et en collectif.

Tous contribuent à améliorer l'état de santé de la population grâce à leurs compétences et leurs spécialités. 

Centrée sur l'action collective de prévention et ses acteurs, ce "Qui fait quoi" vous donnera également les premières informations utiles pour se repérer parmi les acteurs de l'addictologie sur le territoire Flandre Maritime.

A chacun son besoin 😉.

Ce "qui fait quoi" est une aide à destination des professionnels pour la mise en place des actions collectives de prévention en addictologie.

Ressources du parcours de soins

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L'addiction, de quoi parle-t-on ? Addiction, approche du concept

Au début des années 2000, les notions d’« alcoolisme » et de « toxicomanie » ont progressivement laissé leur place à celle d’« addiction ». Les CSST (Centre de Soins Spécialisés aux Toxicomanes) et les CCAA (Centre de Cure Ambulatoire en Alcoologie) sont devenus des CSAPA : Centre de Soins, d'Accompagnement et de Prévention en Addictologie. 

On entend par addiction l’émergence d’un phénomène issu de multiples facteurs, à la fois médicaux, psychologiques et sociaux, impliquant la perte de maîtrise de l’usage d’un produit ou d’un comportement. La liste des substances psychoactives concernées est longue (tabac, alcool, certains médicaments, cannabis, produits de synthèse, héroïne, cocaïne, amphétamines, etc.), la liste des comportements à risques d'addiction le devient (jeux vidéos, jeux d'argent et de hasard, pratiques sexuelles, exercice physique, activités accessibles par internet, etc.). 

Dès 1970, le modèle biopsychosocial donne pour la première fois un rôle explicatif déterminant au contexte socioculturel; il n’a plus été remis en cause depuis. Selon les auteur·e·s, leurs points de vue et leurs méthodologies, l’accent est mis plutôt sur l’un ou l’autre des aspects du modèle, appelé également « Produit, Individu et Environnement ».

Sur la base de ce modèle, Jean-Pierre Couteron (psychologue, notamment ancien président de la Fédération Addiction) développe le concept de « société addictogène » à la fin des années 2000 et met l’accent sur l’importance du contexte socioculturel et économique, pour sortir de la vision portant uniquement sur l'individu et la substance. La société addictogène se caractérise par une culture de l’excès, de l’accélération, de la consommation et de l’instantanéité qui habitue depuis l’enfance les jeunes à des réponses immédiates et intenses, similaires à celles qu’apportent les substances. Elle banalise l’expérience addictive avant même que n’aient lieu les premières expériences avec les substances (voir l’interview de Jean-Pierre Couteron).

Selon Michel Reynaud, le DSM-5 a apporté une approche dimensionnelle, c’est-à-dire que le sujet présente une addiction plus ou moins grave selon le nombre de symptômes présentés dans une liste de 11 éléments regroupant l’abus et la dépendance. Cette évolution du concept d’addiction a des conséquences sur les prises en charge addictologiques.

En amont de l'addiction, on trouvera la notion de troubles liés à l'usage d’une substance, incluant différents stades de sévérité, qui se caractérise par 4 grands types de symptômes : 

  • une réduction du contrôle sur l’usage,
  • une altération du fonctionnement social de la personne,
  • la répétition de schémas de consommation ayant un impact négatif ou plaçant la personne dans une situation à risque malgré la conscience qu’en a l’individu et ou 
  • une tolérance ou la survenue d’un syndrome de sevrage à l’arrêt, lés à l’effet physiologique du produit. Le DSM-5 fournit un ensemble de critères permettant d’évaluer la présence de ces symptômes.

    Source OFDT sur trouble de l'usage et critères de l'addiction

Pour monter une intervention, on choisit son échelle Développement social et promotion de la santéPrévention universellePrévention sélectivePrévention cibléeMéthodologie de projets / grands projetsActeurs éducatifs et sociauxActeurs médico-sociauxActeurs sanitairesProfessionnels de santé libéraux

La prévention est un terme complexe qu'il est utile de préciser. 

De manière caricaturale, on peut dire que la prévention est destinée à un public qui va bien / relativement bien, puisqu'il s'agit d'éviter des vulnérabilités, l'apparition de la maladie ou son aggravation. En complémentarité, le soin est dédié à des personnes en souffrance / malades et se prodigue de multiples façons également. 

→ A l'échelle des personnes, 

La prévention des conduites addictives a plusieurs objectifs: informer/sensibiliser, faire réfléchir/éveiller les consciences, changer/réduire des comportements dommageables pour la santé, par rapport à des facteurs de risques de conduites addictives ou d’addiction.

C'est donc le choix de l'objectif selon le public visé qui va déterminer le type d'action à mettre en place et les acteurs à solliciter, pour ensemble décider des modalités d'intervention les plus pertinentes et efficientes. Cette page peut vous aider à solliciter les acteurs locaux les plus adaptés aux besoins des publics.

La prévention est dite :

  • universelle si elle vise un public varié,
  • sélective si elle vise un groupe à risque et ou un groupe avec des caractéristiques communes (l'âge, la structure d'accueil, ...),
  • ciblée si elle vise un groupe avec une problématique d'usages/de conduites addictives connue.

→ A l'échelle d'un territoire, 

Cette prévention en direction des personnes est complémentaire d'actions qui visent des déterminants de santé tels que :

  • la qualité des milieux de vie (climat familial, type d'habitat, organisation du travail,...)

  • celle de l'environnement global (politiques publiques, disponibilité des services de santé, situation du marché du travail,...). 

Cette partie est l'objet de travail d'instances de coordination issues des collectivités territoriales et de l'État.

La prévention comprend ainsi plusieurs niveaux d'intervention, que l'on peut "découper" en fonction des publics. Sur un territoire donné, pour améliorer l'état de santé d'une population, il faut une action multicanale qui associe la prévention, le soin et l'action sur les déterminants de santé. 

Une stratégie territoriale s'appuie sur le concept d'universalisme proportionné: viser exclusivement le public le plus vulnérable, le plus défavorisé, ne réduira pas suffisamment les inégalités de santé. Pour aplanir la pente du gradient social, les actions doivent s'adapter aux besoins des personnes.

A chacun son besoin 😉.

Qu'est-ce qu'une action collective de prévention des conduites addictives ? Méthodologie de projets / grands projets

Une action collective de prévention des conduites addictives est une intervention menée auprès d’un groupe de personnes (élèves, étudiants, salariés, parents, habitants d’un quartier, etc.) pour éviter ou réduire les comportements addictifs : consommation d'alcool, tabac, cannabis, autres drogues, jeux vidéos, jeux de hasard et d'argent, etc.

Une action collective de prévention peut prendre différentes formes : un forum, une intervention en classe/en groupe, une sensibilisation/formation des professionnels, une campagne de sensibilisation, un atelier d'une ou plusieurs séances, un débat, du théâtre-forum, etc. sont autant de formes différentes qui auront un objectif spécifique, des conditions d'interventions différentes, des résultats différents.

  • Un objectif spécifique : Ouvrir le dialogue ? Améliorer des connaissances ? Renforcer des compétences ? Savoir faire des choix favorables à la santé ? Éveiller les consciences/faire réfléchir ? Réduire les risques psychosociaux pour des consommateurs occasionnels ?...
  • Des conditions d'interventions différentes : un passage au stand ? 1h par groupe de 30 ? 1h par groupe de 10 ? 3 x 1h30 par groupe de 10 ? un groupe de paroles ?
  • Des résultats différents : il n'est pas cohérent de viser un changement de comportements suite à un passage sur des stands d'informations. Les conditions d'intervention doivent être en adéquation avec l'objectif visé.

" Par exemple : 

  • ouvrir le dialogue / stand : ok
  • développer, renforcer des compétences / 3 x 1h30 par groupe de 10: au minimum !"

Contactez les structures pour accompagner vos réflexions

La prévention universelle, sélective et ciblée, pour en savoir plus Prévention universellePrévention sélectivePrévention ciblée

Deux documents sont incontournables pour illustrer ces notions

 

Addiction France_Guide repères prévention_2015

 

HAS_CSAPA_Recommandation de bonnes pratiques_2019

 

Extrait :

La prévention des addictions désigne l'ensemble des interventions et des mesures individuelles et collectives ayant pour but d'empêcher ou de réduire, au sein d'une population donnée, les conduites addictives à risque ou nocives et leur transition vers l'addiction. Selon les conduites et les publics considérés, elle repose sur des stratégies visant à (cf 13) :

  • dissuader ou retarder l'entrée dans l'usage

  • développer les capacités de chacun à faire des choix favorables à sa santé

  • accroître les capacités de changement de comportement

  • favoriser le rétablissement des personnes après un épisode d'usage dommageable ou de dépendance

 

En matière d'addictions, on distingue différentes formes de prévention selon la probabilité de rencontrer la conduite visée au sein du public destinataire de l'intervention. Ainsi (cf 14) :

  • la prévention universelle s'adresse à une population dans son ensemble. Les niveaux d'usage et facteurs de risque individuels ne sont pas connus ou recherchés. Chacun des membres de cette population est considéré comme encourant un risque équivalent (exemples d'intervention : campagne de communication grand public, taxation des produits du tabac, interventions en classe…)

  • la prévention sélective s'adresse à des sous-groupes d'une population considérés comme significativement plus à risque d'entrer dans un usage problématique, immédiatement ou au cours de la vie, en raison de caractéristiques socio-démographiques, psychosociales, environnementales ou familiales connues pour accroître le degré de vulnérabilité (exemples : intervention auprès de jeunes en situation de décrochage scolaire, interventions auprès des enfants de personnes ayant une dépendance à une substance psychoactive, campagne "zéro alcool pendant la grossesse", intervention en milieu festif…)

  • la prévention indiquée (ou ciblée) s'adresse à des personnes présentant des facteurs de risque individuels fortement corrélés à l'entrée dans l'usage problématique, voire présentant les premiers signes d'un usage dommageable sans répondre aux critères de l'addiction (exemples d'interventions : intervention brève auprès des buveurs excessifs, intervention auprès de personnes ayant vécu un psycho-traumatisme, stages de sensibilisation aux dangers liés aux substances psychoactives…)

 

Chacune de ces formes de prévention peut emprunter des stratégies d'ordre (cf 15) :

  • informationnel, c'est-à-dire visant à augmenter ou améliorer les connaissances des personnes (affichages, distribution de dépliants, séances d'information…)

  • développemental (ou éducatif), c'est-à-dire visant à développer les compétences des personnes (programme de développement des compétences psychosociales, formation des professionnels, soutien à la fonction parentale…)

  • environnemental, c'est-à-dire visant à modifier le contexte physique et/ou social dans lequel les conduites addictives prennent place (taxation, restriction de la disponibilité des produits dans l'environnement, amélioration des conditions de travail, amélioration du climat scolaire…)

 

13 Définition proposée par l’International Harm Reduction Association (IHRA)

14 Article L. 1110-1 du Code de la santé publique : « Le droit fondamental à la protection de la santé doit être mis en œuvre par tous moyens disponibles au bénéfice de toute personne. Les professionnels, les établissements et réseaux de santé, les organismes d'assurance maladie ou tous autres organismes participant à la prévention et aux soins, et les autorités sanitaires contribuent, avec les usagers, à développer la prévention, garantir l'égal accès de chaque personne aux soins nécessités par son état de santé et assurer la continuité des soins et la meilleure sécurité sanitaire possible ».

15 Préambule de la constitution de l’Organisation mondiale de la santé (1946) : « La possession du meilleur état de santé qu’il est capable d’atteindre constitue l’un des droits fondamentaux de tout être humain, quelles que soient sa race, sa religion, ses opinions politiques, sa condition économique et sociale »

 

La prévention des addictions et la réduction des risques et des dommages dans les CSAPA HAS / DIQASM

Les structures ressources pour l'action collective de prévention Développement social et promotion de la santéMéthodologie de projets / grands projets

LES STRUCTURES LOCALES

* La Consultation Jeunes Consommateurs de l'association Michel est un service agréé par l'ARS qui a une partie de son activité dédiée à l'action collective.

* L'Espace Santé du Littoral intervient et / ou tient à votre disposition un centre de ressources avec de nombreux outils pédagogiques et services.

* Le Groupe Pascal vous accueille et prépare avec vous l'intervention ou la co-animation de l'action de prévention.

* Le SPS Flandre Maritime, Service Prévention Santé du Département du Nord, a une partie de son activité dédiée à la prévention en collectif (publics spécifiques : allocataires du RSA, publics vulnérables,...).

LES STRUCTURES DÉPARTEMENTALES ET RÉGIONALES

* Pour un projet d'envergure avec une recherche de financement dédié, des structures départementales ou régionales peuvent être sollicitées pour apporter une aide méthodologique : suivez les liens vers les structures

D'autres acteurs de la prévention Acteurs éducatifs et sociauxActeurs médico-sociauxActeurs sanitairesProfessionnels de santé libéraux

En plus de l'action collective préparée, programmée, la prévention se réalise également au quotidien par le face à face en individuel :

  • Les professionnels de santé, libéraux ou salariés
  • Les établissements de santé
  • Les MSP et les centres de santé
  • Le Centre d'Examens de Santé, service prévention de la CPAM
  • Les services de santé au travail
  • Les services de santé scolaires et universitaires
  • Les centres socio-culturels et maisons de quartier
  • Les associations sportives, le milieu de la culture
  • Des services de collectivités territoriales (CCAS, médiathèques, ...) 

Tous sont des acteurs incontournables de la prévention, pour leur public, pour des interventions, pour communiquer, pour mobiliser, pour relayer : contactez-les !

Les compétences partagées de prévention individuelle font le lien avec les comptences partagées du soin :

En complément des médecins, les infirmiers, les masseurs kinésithérapeutes, les sages-femmes, les chirurgiens-dentistes et les médecins du travail peuvent aussi prescrire des substituts nicotiniques. Ainsi, les professionnels de santé libéraux, les centres de soins infirmiers, les centres de santé, les MSP peuvent peut-être s'associer à votre action collective liée au tabagisme. Contactez-les !

L'intervention en milieu festif Acteurs éducatifs et sociauxActeurs médico-sociauxActeurs sanitaires

Vous pouvez contacter le CAARUD (Centre d'Accueil et d'Accompagnement à la Réduction des Risques pour Usagers de Drogues) de l'association Michel. 

Plusieurs services sont également réunis sous le nom de Groupe d'intervention en milieu festif (stands au carnaval par exemple) ; vous pouvez contacter l'ESL.

Le lien est possible avec les collectivités et les CPTS. Par exemple via des distributions de kits prévention Prévention des risques festifs - CPTS Bourbourg Bergues Hondschoote.

Des publics spécifiques Acteurs éducatifs et sociauxActeurs médico-sociauxActeurs sanitaires

Si vous travaillez avec un public spécifique ou un sous-thème de la prévention en addictologie : 

  • Périnatalité et addiction,
  • Précarité et addiction,
  • Personnes en situation de handicap et addiction

vous pouvez contacter les structures locales, elles sauront s'adapter et / ou travailler en concertation / collaboration avec d'autres acteurs spécialisés : réseau PMI / maternité ; réseau précarité ; etc.

L'agrément Éducation Nationale Acteurs éducatifs et sociauxActeurs médico-sociaux

Les associations qui proposent des activités éducatives complémentaires aux enseignements dans le respect des projets d'école et d'établissement peuvent demander l'agrément du ministère chargé de l'Éducation nationale : 

  • Le Groupe Pascal et l'Espace Santé du Littoral ont l'agrément pour l'académie de Lille.
  • Les Consultations Jeunes Consommateurs des CSAPA, l'association Michel pour la Flandre Maritime, sont autorisées par convention à intervenir en établissements scolaires. La liste est pré-définie.

L'accompagnement éducatif individuel Acteurs éducatifs et sociauxActeurs médico-sociauxActeurs sanitairesProfessionnels de santé libérauxSoins

Les outils au service de la relation d'aide en addictologie sont variés : du conseil ponctuel à l'accompagnement au long court, en passant par l'écoute, le RPIB, l'entretien motivationnel, le groupe de paroles, la prise en charge globale médicopsychosociale, etc. 

A chacun son besoin 😉.

REDACTION EN COURS

Le soin en addictologie Acteurs éducatifs et sociauxActeurs médico-sociauxActeurs sanitairesProfessionnels de santé libérauxSoins

REDACTION EN COURS, en cette rentrée 2026 sur le territoire Flandre Maritime, l'organisation des soins addicto est en évolution.

Pour les personnes ayant besoin de soins en addictologie, vous pouvez contacter

  • Les professionnels de santé de premier recours tels que les médecins généralistes, les infirmiers, les pharmaciens, les sage-femmes, les masseurs-kinésithérapeutes et les professionnels de la santé mentale
  • Des membres de la filière addictologie, via le numéro unique mis en place à l'été 2026 

Le numéro unique de la filière addictologie 03.28.28.01.40 pour la prise en soins des patients : 

Plateforme commune à la filière d’addictologie Hôpital Maritime de Zuydcoote, Polyclinique de Grande-Synthe, Centre Hospitalier Alexandra Lepève, Association Michel

Si le patient est suivi, le serveur vocal oriente dans la structure de soins concernée

Si le patient est nouveau, une secrétaire oriente le patient en fonction de sa demande

  • Pour qui ?
    ✅ Toute personne résidant sur le dunkerquois
    ✅ Ne bénéficiant pas d’un parcours de soins en addictologie
  • Comment ?
    ✅ Un guichet unique de prise de contact
    ✅ Une orientation vers l’un des 5 partenaires
    ✅ Une réponse personnalisée et adaptée aux besoins
  • Plusieurs partenaires, un numéro unique 👇
    ☎️ 03.28.28.01.40
    📅 Du lundi au vendredi
    ⌚ De 9h15 à 12h et de 14h à 16h30

Pour les personnes ayant des besoins de soins en addictologie plus ciblé, vous pouvez contacter

  • Le Groupe Pascal : Exclusivement à l'ouest de la Flandre Maritime, les éducateurs spécialisés peuvent accueillir et accompagner des personnes qui ont besoin de comprendre l'addiction et de renforcer leurs compétences psychosociales.

 

  • Pour la tabacologie plus particulièrement, la Polyclinique de Grande-Synthe propose des consultations d'aide au sevrage tabagique et une prise en charge sur une journée. Plus de renseignements via ce lien.

 

  • Pour les jeunes, l'Espace Santé Jeunes de l'ESL propose une 1ère écoute en 3 séances (pas d'accompagnement thérapeutique au long cours) par des psychologues. Les rendez-vous ont lieu sur plusieurs communes de la CUD. Prenez contact avec l'ESL.

 

  • L'association Généralistes et Addictions HDF (voir site internet) propose des outils/ressources, des intervisions, des sensibilisations, échanges de pratiques pour les professionnels de santé. Sur le territoire c'est le DAC appui santé des flandres qui porte les intervisions en addictologie. 

Extrait d'un article "[...] C’est précisément l’objectif porté par Généralistes & Addictions Hauts-de-France : soutenir les professionnels de proximité, faciliter les liens avec les acteurs spécialisés, développer des espaces d’échanges comme les Intervisions, et proposer des ressources concrètes pour que chacun puisse prendre sa part dans l’accompagnement des conduites addictives. La ville n’est pas un simple « avant-CSAPA ». Le CSAPA n’est pas une « fin de parcours ». Entre les deux, il existe un espace de coopération à organiser, à outiller et à faire vivre. Rendre cette coopération plus lisible, c’est déjà améliorer les parcours." Lire l'article complet

Ici : Des outils et affiches à télécharger

Les numéros nationaux peuvent aussi vous guider

L'entourage : il aide, il est à aider Addiction, approche du concept

RÉDACTION EN COURS

L’entourage d’une personne en difficulté avec ses conduites addictives est reçu comme tout usager accueilli en structure d’accueil, d’accompagnement et de soins. La personne de l’entourage (conjoint, famille, collègue…) qui franchit la porte d’un établissement d’accompagnement en addictologie révèle parfois une longue période de difficultés tues. Généralement, la personne de l’entourage masque son propre besoin d’aide ou d’accompagnement, qu’elle n’est pas encore en mesure de formuler, par une primo-demande de soutien pour « l’autre », celui qui a un problème avec ses conduites addictives.

L'aider, c'est notamment l'accompagner dans sa compréhension de ce qu'elle vit et de ce que vit une personne en souffrance avec des conduites addictives.


Qu’elle que soit la position de cette personne de l’entourage, la démarche qu’elle accomplit doit être considérée avec la plus grande attention car l’implication des familles, des proches auprès des usagers constitue un facteur de réussite de l’accompagnement et des soins : des proches informés et sensibilisés, écoutés, peuvent soutenir la personne accompagnée dans sa démarche de changement.

Selon les attentes de la personne, il convient d’assurer : 

  • Une écoute et une évaluation de la demande,
  • Un soutien en tant que personne en souffrance,
  • Une information pour mieux comprendre les problématiques addictives, dont celles de la personne proche en particulier (produits, contextes de consommation, effets recherchés, risques et dommages, mécanismes psychiques liés aux addictions, dispositifs et modalités d’accompagnement et de soins).

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